Fille d'ouvriers

Letra de Fille d'ouvriers

GéneroFolk
Duración5:38
Idioma originalFrancés
Vistas329
Coordenadas de la letra

Letra original

FR
La traducción todavía no está disponible. Mostramos la letra original.
18
Pâle ou vermeille, brune ou blonde, Bébé mignon, Dans les larmes ça vient au monde, Chair à guignon. Ébouriffé, suçant son pouce, Jamais lavé, Comme un vrai champignon, ça pousse Chair à pavé A quinze ans, ça rentre à l'usine, Sans éventail, Du matin au soir, ça turbine, Chair à travail. Fleur des fortifs, ça s'étiole, Quand c'est girond, Dans un guet-apens, ça se viole, Chair à patrons. Jusque dans la moelle pourrie, Rien sous la dent, Alors, ça rentre en brasserie, Chair à clients. Ça tombe encore : de chute en chute, Honteuse, un soir, Pour deux francs, ça fait la culbute, Chair à trottoir. Ça vieillit, et plus bas ça glisse. Un beau matin, Ça va s'inscrire à la police, Chair à roussins ; Ou bien, sans carte ça travaille Dans sa maison ; Alors, ça se fout sur la paille, Chair à prison. D'un mal lent souffrant le supplice, Vieux et tremblant, Ça va geindre dans un hospice, Chair à savants. Enfin, ayant vidé la coupe, Bu tout le fiel, Quand c'est crevé, ça se découpe. Chair à scalpel. Patrons ! Tas d'Héliogabales, D'effroi saisis Quand vous tomberez sous nos balles, Chair à fusils, Pour que chaque chien sur vos trognes Pisse, à l'écart Nous les laisserons vos charognes, Chair à Macquart !